Compte rendu de ma troisième aventure

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Yannick
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Compte rendu de ma troisième aventure

19 sept. 2007, 00:48

Rapport n°3

Éminentissime et révérendissime seigneur Erika Brigit Cardinal de la Sainte Église Vaticine de Durkheim.

Madame, j'ai le plaisir de vous adresser un rapport pour vos archives, puisque vous connaissez déjà l'heureuse issue de ma dernière entreprise.
Grâce à mes techniques d'espionnage, je me suis infiltré dans le milieu très élitiste des alcooliques de Crieux, avec l'aide de Mr Landis, qui fut mon deuxième foie. C'est là que j'ai rencontré par hasard (mais le hasard existe-t-il au regard de la providence divine ?) un gentilhomme, Marc de Gercendre. Celui-ci avait une cicatrice, hérité d'un duel pour une femme, mais plus encore une bague épiscopale, sertie du Sang du Prophète. Je ne manquais pas de le questionner à ce sujet, tant il est important pour notre Eglise de retrouver les archevêques disparus. C'est ainsi qu'il me confia sa triste histoire : chassé par son père, il avait endossé un crime commis par son frère pour que ce dernier ne se trouve pas démuni. Je réussis à le convaincre d'aller chez lui pour tenter de réconcilier sa famille, et en apprendre plus. Carla di Bianchi décida de m'accompagner, ainsi qu'Ellian (anciennement Eagle in the Wood) et son fort débrouillard cousin Gregor.
Après un passage éclair par Charousse, nous voilà rendu dans la province de Surly, où habite le père du jeune homme. On apprend rapidement que sont frère, Antonin, était garde impérial et a transporté un prisonnier à la forteresse de Surly, à qui il a subtilisé l'anneau. Suite à une mauvaise blessure, il se fait ensuite jeter de l'armée, et revient à la ferme familiale. Son père découvre la bague, et Marc dit qu'elle vient de lui pour éviter à son frère d'être chassé.
Grâce à ces informations, nous savons qu'il faut maintenant localiser la forteresse de Surly. Avec un peu de diplomatie, je convaincs le père de pardonner à son fils, lui faisant valoir que c'est Theus qui a voulu que cette bague arrive ici pour nous prévenir du destin de ses fidèles serviteurs.
Nous voici donc parti pour Montsange, dans le Sicée, à la recherche de la forteresse. Montsange en elle-même est une ville fort intéressante, avec de nombreux travaux d'aménagements pour la faire ressembler aux anciens standards Numéens. Quant à ses habitants, je me bornerais à dire que certains sont vraiment charmant et très cultivés, surtout les rats de bibliothèque. On y trouve aussi des personnes désirants voyager discrètement dans les auberges, mais vous savez de qui je parle.
La princesse fait des affaires, vendant quelques bijoux, et obtenant grâce à moi la permission de se lancer dans le négoce des beaux meubles qui ont fait la réputation de Montsange.
A la bibliothèque, nous localisons rapidement la forteresse comme étant celle de Surlysberg, un ancien bastion Eisenor, et trouvons même un plan. En deux semaines, je trouve une douzaine d'hommes pour nous aider, menés par le "baron" Léopold de Corignon. Ellian revient de Crieux, mais il n'a pu ramener que Norchert de Crieux, qui nous devait un service, Henry, et un autre de ses cousins.
Nous voilà partis pour la forteresse. Le plan est simple : il s'agit de pénétrer dans le château par le puits qui émerge en son centre. Ensuite nous passons par la citerne qui nous amène directement dans les sous-sols. Un rapide combat avec deux gardes, et nous voici dans les geôles. Pendant ce temps, le gros de la troupe monte au premier étage pour nettoyer la salle des gardes. En effet, la majeure partie des gardes campe dans des tentes de fortune dans la cour principale, ainsi que la reconnaissance par l'aigle "apprivoisé" d'Ellian nous l'a appris.
Après être passés devant la chapelle maudite, nous trouvons neufs cellules avec les neufs archevêques. C'est sur le retour que l'aura de sainteté des hommes d'église réveille l'ancienne malédiction du prêtre maudit. Deux statues de chiens, au sang de lave, s'animent et nous barrent le passage. La preuve pour les mécréants, s'il en était besoin, de l'existence de Légion !
Le combat s'engage. Lorsqu'elles sont blessées, les créatures répandent de la lave, et explosent lorsqu'elles sont éradiquées ! Norchert accepte le combat au contact et prend les plus mauvais coups. Quant à moi, je trempe les lames que lancent Henry et Ellian dans un flacon d'eau bénite dont je me suis muni. Le pire restait à venir, avec l'apparition du démon lui-même, issu d'un puits de flammes infernales. Heureusement, un chant s'élève des neufs saintes gorges de nos archevêques, et la puissance de Theus banni la créature dans l'au-delà ! On récupère sa croix maudite pour la détruire par la suite.
La fin de notre évasion n'est qu'une course folle vers la bibliothèque du château, qui contient selon la légende un portail de Porté. Un peu de sang, des frayeurs sans nom pour ceux qui ont le malheur d'ouvrir les yeux, et nous voilà dans une clairière à distance du château. La princesse di Bianchi nous y attend, avec un chargement de meubles qui vont nous servir à dissimuler ceux que nous avons sauvés.
Je vous passe le reste, puisque nous réussissons à vous rejoindre à Pau d'où nous pouvons évacuer les archevêques.
Conclusion : il manque encore de retrouver les huit pierres épiscopales disparues. Celles-ci sont probablement en possession de l'Empereur lui-même, et sans elles il nous est impossible d'élire un nouveau Cardinal.
La rencontre avec les forces du mal va enfin peut-être ouvrir les yeux à certains pratiquant de la magie de Légion, ainsi qu'à tous ceux qui ont négligés le culte de Theus. Gloire à Theus ! Gloire à l'Eglise Vaticine ! Gloire aux Prophètes !

J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, de Votre Éminence, le très dévoué serviteur.
Gabriel d'Astrée

P.S. : pendant mes pérégrinations, j'ai beaucoup entendu parler d'un certain Jérôme, un brigand de basse extraction qui semble avoir gagné la faveur du peuple en s'en prenant aux nobles. A suivre, car avec l'Empereur qui s'enferme dans la folie, des gens comme Jérôme risque d'avoir de plus en plus d'influence.

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